Contrôle des déchets dangereux chimiques et biologiques au Burkina Faso : le MAE renforce les capacités des services douaniers
Le ministère des Affaires étrangères à travers la Direction générale de la Coopération multilatérale, en coopération avec l’Agence de coopération internationale allemande (GIZ), organise du 15 au 18 septembre 2026, une session de formation sur les mesures de contrôle des déchets dangereux, chimiques et biologiques, au profit des agents de la douane.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet régional P091, mis en œuvre par l’Etat burkinabè et la GIZ en partenariat avec la société italienne SAFE, spécialisée dans la gestion des déchets et substances dangereuses.
L’objectif de cette formation est de renforcer les capacités des services douaniers, afin de leur permettre de détecter, tracer et contrôler les déchets dangereux, chimiques et biologiques, en vue de protéger la santé des populations et préserver l’environnement.
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La cérémonie d’ouverture de la session a été présidée par l’ambassadeur Chargée de mission du ministre des Affaires étrangères, la camarade Odette NIAMBA/ CONGO.
Dans son allocution, la camarade Chargée de mission a rappelé le rôle important de l’administration douanière dans la détection des situations suspectes et le contrôle des flux transfrontaliers, pour empêcher l’introduction ou le transit de substances sur le territoire burkinabè.
« Votre rôle et votre responsabilité dépassent donc le seul cadre administratif ou fiscal : ils concourrent pleinement à notre sécurité collective », a-t-elle indiqué aux participants.
La camarade Chargée de mission a également souligné que la lutte contre le trafic illicite des déchets dangereux constitue une responsabilité collective qui exige la vigilance, la coopération et l’anticipation.
Pour le Chef du projet Etienne BIJOT, au-delà de l’acquisition de connaissances techniques, cette session doit contribuer à l’instauration d’une véritable culture de la prevention.
Il a donc invité les participants à développer « cet œil qui scrute, cette oreille qui écoute et cet esprit qui doute, vérifie et anticipe ».
Durant quatre jours, les participants seront outillés à travers plusieurs présentations thématiques, des échanges et des études de cas, afin de renforcer leurs compétences sur les mécanismes de traçabilité des produits, l’harmonisation des procédures et la coopération entre les unités transfrontalières.
Il s’agira également de renforcer la connaissance des participants sur les différentes conventions internationales et les cadres juridiques nationaux, relatifs à la réduction des risques chimiques, biologiques radiologiques et nucléaires.
En rappel, le projet P091 est une initiative qui intervient dans 8 pays de l’Afrique du Nord et au Sahel que sont le Burkina Faso, l’Algérie, la Libye, le Mali, le Maroc, le Niger, le Nigeria et la Tunisie.