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 Droit au Développement: le Burkina Faso appelle à la fin des inégalités et à une réforme de l’architecture financière internationale

Droit au Développement: le Burkina Faso appelle à la fin des inégalités et à une réforme de l’architecture financière internationale

Les travaux de la 81e Assemblée générale des Nations Unies se sont poursuivis ce 23 septembre avec plusieurs réunions de haut niveau, dont celle relative à la commémoration du 40e anniversaire de la Déclaration des Nations Unies de 1986 sur le droit au développement.
Le ministre des Affaires étrangères qui a livré la déclaration du Burkina Faso à cette occasion, a salué la tenue de cet évènement tout en déplorant la persistance de profondes inégalités entre les nations et au sein des sociétés.
Devant l’assistance, il a présenté la vision du Burkina Faso sur le développement, qui doit reposer sur la liberté de définir sa propre voie pour un développement endogène, souverain et durable, à travers une production et une transformation locales des ressources, ainsi qu’un renforcement des capacités nationales.
Il a présenté les résultats encourageants obtenus par le Burkina Faso grâce à cette vision et malgré les défis sécuritaires.
<< En trois ans, la production céréalière est passée de 5,1 à 7,15 millions de tonnes, tandis que la croissance économique a atteint 5,3 % en 2025. Ces résultats traduisent notre choix de l’action, de la résilience et de la dignité>>, a t-il déclaré.
Le Chef de la diplomatie burkinabè a par ailleurs indiqué que les pays de la Confédération des États du Sahel assument pleinement leur responsabilité de protéger leurs peuples et leurs territoires.
<< Nous refusons que le droit au développement, à la vie et à la dignité de nos populations soit relégué au second plan, ou que les droits humains soient instrumentalisés à des fins de pression politique. Nous appelons à la vérité des faits, à l’impartialité, au contradictoire et à l’égalité de traitement dans l’examen des situations relatives aux droits humains>>, a martelé le Camarade ministre Karamoko Jean Marie TRAORE.
Pour lui, lorsque les mécanismes de justice internationale sont dévoyés et utilisés comme des instruments de pression politique, leur crédibilité s’en trouve profondément affectée, et c’est dans ce contexte que les États membres de la Confédération des États du Sahel ont engagé leur retrait du Statut de Rome de la Cour pénale internationale.
Pour terminer, il a souligné l’exigence d’une réforme de l’architecture financière internationale, d’une fiscalité plus équitable et le renforcement des capacités productives nationales, pour la réalisation du droit au développement.
Cette réalisation exige également que le terrorisme, les ingérences ainsi que les atteintes à la souveraineté et à l’intégrité territoriale soient reconnus comme des entraves au développement.
<< En donnant au droit au développement toute sa portée, nous contribuerons à bâtir un monde plus juste, plus stable et plus prospère>>, a conclu le ministre des Affaires étrangères.